Sylvie La Salle: « Plusieurs possibilités demeurent inexploitées à la radio »

Écrit par Marianne Chouinard, Infopresse le 31 août 2009

Sylvie La Salle, vice-présidente et directrice générale de Saint-Jacques Vallée The Mediaedge et présidente sortante du CDMQSylvie La Salle, vice-président et directrice générale de Saint-Jacques Vallée The Mediaedge ainsi que présidente sortante du Conseil des directeurs médias du Québec, animera un débat sur l’exploitation de la radio à l’ère numérique, le 16 septembre prochain.

 
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Pouvez-vous nous donner un aperçu du débat que vous animerez ainsi que des invités?
Le thème que nous avons donné à la conférence est « Comment mieux exploiter la radio à l’ère numérique? ». On connait la progression de l’ère numérique et on veut connaitre les implications et les impacts du numérique sur la radio. Est-ce que la radio numérique va dépasser la radio plus traditionnelle? Et moi ce que j’aimerais comprendre à travers les différents panelistes, c’est quel est l’avenir de la radio. On sait que les jeunes écoutent peu la radio, malgré qu’ils représentent la relève, les auditeurs de demain. Alors, comment allons faire pour garder ces heures d’écoute, sachant que les jeunes ne sont déjà pas présents en radio aujourd’hui. Les gens qui font partie du panel, sont des gens qui connaissant bien la radio. Je voulais avoir des passionnés, des gens pour qui la radio n’est pas un média secondaire, mais un média d’importance. Du côté des agences, nous allons avoir un créatif, qui est Louis-Thomas Pelletier, codirecteur de création chez Sid Lee. Un autre paneliste qu’on ne voit pas souvent qui est André St-Amant, vice-président programmation du réseau Rythme FM. Il y aussi Joanne Leboeuf, vice-présidente et directrice générale du Bureau de commercialisation de la radio du Québec (BCRQ), Frédéric Rondeau, directeur médias de Bos et André Lallier, vice-président programmation d’Astral Media Radio.

Pourquoi la radio semble-t-elle délaissée?
La radio est mal aimée, mal travaillée et mal comprise. Souvent lorsqu’on demande à des consommateurs s’ils ont vu ou entendu une campagne, ils vont faire référence à la télévision, même si la campagne a été à la radio. Je pense que la radio est peut-être mal mesurée au niveau de la recherche. Et c’est peut-être pour ça que dans les boîtes de communication, ce n’est pas un média qui est considéré pour développer ou bâtir de l’image de marque.

La créativité média a-t-elle atteint ses limites à la radio ?
Les gens de radio ont été les précurseurs en créativité média, mais je crois qu’ils ont vite plafonné. Pourtant, les possiblités de la créativité média sont illimitées en radio. Mais pour l’instant, ce sont souvent les mêmes promotions que l’on entend : la « pizza du 1e juillet », ça fait au moins 25 ans qu’on entend ce genre de promotion. Mais il demeure, qu’il y a encore de gros effort à faire de ce côté. Nous aimons être impliqués du côté de la programmation en créativité média, mais pour ce faire nous avons besoin d’une ouverture au niveau des radios, un peu comme ce qui se fait en télévision avec du placement de produits. On essaie de s’infiltrer de plus en plus dans le placement de produits, parce qu’on sait que c’est remarqué et que ça donne une valeur ajoutée à une campagne.

Une réponse à “Sylvie La Salle: « Plusieurs possibilités demeurent inexploitées à la radio »”

  1. Michèle Savard dit:

    Dans l’ère du 2.0, la radio offre un auditeur à l’écoute, impliqué et intéressé par le contenu du radiodiffiseur. Cet auditeur veut communiquer avec son animateur pour partager ses opinions – le 2.0 n’a-t-il pas commencé par les lignes ouvertes à la radio!- pour communiquer avec les autres auditeurs, pour partager ses expériences. Les radiodiffuseurs ont tout ce que les annonceurs recherchent. Il semble toutefois qu’ils soient craintifs d’explorer des façons créatives de mettre en communication les annonceurs et les auditeursde peur de perdre ces derniers. Du côté des annonceurs, ceux-ci se doivent d’accepter que si les radiodiffuseurs leur donnent accès à leurs auditeurs, il faut laisser le contrôle du contenu à l’auditeur et non à l’annonceur. Les annonceurs ont relâché ce contrôle sur le web. Sont-ils prêts à faire de même avec la radio? Si oui, peut-être trouverions-nous un terrain d’entente entre radiodiffuseurs et annonceurs?

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